| Briefing sur la prochaine visite au Canada du Président Hu Jintao et sa présence au 4e Sommet du G20 organisé par le Ministère chinois des Affaires étrangères pour les médias chinois et étrangers | ||||
| 2010-06-18 18:51 | ||||
Le 18 juin 2010, le Ministère chinois des Affaires étrangères a organisé un briefing pour les médias chinois et étrangers. Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Cui Tiankai, le Vice-Ministre des Finances Zhu Guangyao et le Directeur général des Affaires internationales de la Banque populaire de Chine Zhang Tao y ont parlé du contexte, du programme et de l’importance du déplacement que ferait le Président Hu Jintao du 23 au 27 juin au Canada pour y effectuer une visite d’Etat et participer au 4e Sommet du G20 à Toronto. Le Directeur général adjoint de l’Information Qin Gang a présidé le briefing, et une centaine de journalistes chinois et étrangers y ont été présents.
Le Vice-Ministre Cui Tiankai a d’abord donné des informations sur la visite et le Sommet : 1. Concernant la visite Première visite au Canada du chef d’Etat chinois depuis ces cinq dernières années, la prochaine visite au Canada du Président Hu Jintao est un événement important dans les relations bilatérales au moment du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Canada. Elle revêt donc une grande importance pour le développement des relations sino-canadiennes. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1970, la Chine et le Canada ont vu leurs relations se développer rapidement, avec de fréquents échanges de haut niveau et à divers échelons, une coopération vaste et fructueuse dans les domaines économique, commercial, énergétique, éducatif, scientifique, culturel, sanitaire, environnemental et des ressources, des échanges humain et culturel sans cesse élargis et une collaboration active sur les grands dossiers internationaux et régionaux. En 2009, le volume du commerce bilatéral a atteint 29,7 milliards de dollars américains, faisant de la Chine le deuxième partenaire commercial du Canada, et du Canada le 13e partenaire commercial de la Chine. En décembre dernier, le Premier Ministre canadien Stephen Harper a effectué une visite réussie en Chine, et les deux pays ont publié une déclaration conjointe qui a une grande portée directrice pour le développement des relations entre les deux pays. Depuis le début de cette année, les relations sino-canadiennes qui ont continué à afficher une bonne dynamique se sont vu offertes d’importantes opportunités de développement. La Chine et le Canada, tous les deux pays très influents à l’échelle mondiale, possèdent de vastes intérêts communs et une ample base de coopération, que ce soit dans la promotion du développement durable de leurs économies respectives et de celle du monde entier, ou dans le règlement des questions importantes, telles que la gestion des foyers de tension régionaux et des défis internationaux et le maintien de la paix et de la stabilité mondiales. Réjouis du progrès des relations entre les deux pays durant les quatre décennies écoulées, nous estimons que la coopération sino-canadienne renferme encore un grand potentiel. Durant sa visite, le Président Hu Jintao s’entretiendra avec la Gouverneure générale Michaëlle Jean et le Premier Ministre Stephen Harper et procèdera avec eux des échanges de vues approfondis sur les relations sino-canadiennes et les questions internationales et régionales d’intérêt commun. Il rencontrera aussi d’autres dirigeants canadiens et aura de vastes contacts avec les personnalités de différents milieux. Les départements gouvernementaux et les entreprises concernés des deux pays signeront des accords de coopération. Grâce aux efforts conjoints de part et d’autre, cette visite sera certainement couronnée d’un plein succès. La Chine entend travailler avec le Canada pour saisir les opportunités offertes par la visite du Président Hu Jintao et renforcer, sur la base du respect mutuel, du traitement d’égal à égal et des avantages réciproques, leurs dialogue, échanges et coopération, afin de faire progresser encore davantage leurs relations bilatérales à partir d’un nouveau point de départ historique. 2. Concernant le 4e Sommet du G20 Non seulement les dirigeants des pays membres du G20 participeront à ce Sommet, mais aussi les dirigeants de certains pays et organisations régionales de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe ainsi que des responsables d’organisations internationales, telles que l’ONU, le FMI, la Banque mondiale, le Conseil de Stabilité financière, l’OMC et l’OIT. Selon le programme établi par le pays hôte, les dirigeants présents au Sommet auront, du 26 au 27, un dîner de travail, des séances plénières et un déjeuner de travail pour discuter des sujets comme la situation économique mondiale, la crise de la dette souveraine en Europe, le « Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée », la réforme des institutions financières internationales, le commerce international et la régulation financière. Le Sommet du G20 est une plate-forme importante et efficace pour les actions de la communauté internationale désireuse de lutter contre la crise financière internationale et de renforcer la coopération économique mondiale. Grâce aux efforts communs des différentes parties, les trois sommets précédents ont abouti à des consensus important sur de nombreuses questions. Le Sommet de Toronto, premier sommet après l’institutionnalisation du Sommet du G20, jouera un rôle de trait d’union. La Chine espère que les différentes parties continueront à faire preuve de solidarité et à renforcer la coopération, de sorte que le présent Sommet puisse concrétiser tous les consensus dégagés par les trois sommets précédents, préserver la crédibilité et l’efficacité du G20, consolider le statut du G20 en tant que principal forum de la coopération économique internationale et réaliser des résultats positifs et pragmatiques dans les cinq domaines suivants : premièrement, assurer une mise en œuvre générale du Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée et renforcer la coordination des membres du G20 dans l’élaboration des politiques macroéconomiques pour consolider la reprise économique mondiale ; deuxièmement, exhorter le FMI à achever la nouvelle réforme des quotas d’ici le Sommet de Séoul pour remplir l’engagement pris lors du Sommet de Pittsburgh ; troisièmement, poursuivre la réforme de la régulation financière en renforçant notamment la supervision des agences de notation ; quatrièmement, continuer à lutter contre le protectionnisme sous toutes ses formes et à faire progresser les négociations du cycle de Doha ; cinquièmement, accorder plus d’attention à la question du développement pour fournir un appui politique à la réunion de haut niveau de l’ONU sur les OMD qui aura lieu en septembre prochain.
Le Vice-Ministre Zhu Guangyao a présenté la préparation politique faite par la récente réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 pour le Sommet de Toronto : A l’heure actuelle, l’économie mondiale dans son ensemble présente des signes de stabilisation et de reprise. Mais le processus de la reprise, encore déséquilibré, recèle toujours des éléments d’incertitude et d’instabilité et fait face notamment aux défis de la crise de la dette souveraine en Europe. Le Sommet de Toronto assume une mission historique importante qu’est la promotion de la « croissance forte, durable et équilibrée » de l’économie mondiale. La réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 a donc discuté principalement des politiques macroéconomiques qui devraient être adoptées par les membres du G20, de la coordination entre ces derniers, du renforcement de la régulation financière et de la réforme des institutions financières internationales, et a dégagé les consensus suivants : Premièrement, s’agissant de la situation économique et financière internationale et des politiques macroéconomiques à adopter par les membres du G20. La réunion reconnaît que les pays doivent appliquer des politiques crédibles, favorables à la croissance, pour assurer la soutenabilité budgétaire, de manière différenciée et adaptée aux circonstances de chaque pays, et que les pays qui font face à de sérieuses difficultés budgétaires doivent accélérer le rythme de la consolidation. Dans le respect de leurs capacités, les pays accroîtront les sources internes de croissance, tout en maintenant la stabilité macroéconomique. En outre, une politique monétaire appropriée pour atteindre la stabilité des prix et contribuer à la reprise, les réformes structurelles, les politiques de développement, en particulier celles soutenant les pays les plus pauvres, et les efforts en cours visant à s’abstenir d’ériger des barrières commerciales et à l’investissement et à résister aux mesures protectionnistes sont nécessaires. Deuxièmement, concernant le « cadre de croissance forte, durable et équilibrée ». La réunion, suite à des échanges et concertations sur les politiques macroéconomiques des pays et à une analyse approfondie sur les perspectives économiques mondiales, convient d’adopter des mesures politiques énergiques visant à consolider les finances publiques, à équilibrer l’économie mondiale, à accélérer les réformes structurelles, à renforcer la régulation financière et à améliorer les cadres de politiques monétaires pour réaliser au mieux une croissance forte, durable et équilibrée, et soumet des options de politique concernée au Sommet de Toronto. Troisièmement, sur le renforcement de la régulation financière. La réunion convient d’intensifier la régulation sur la quantité du capital et la liquidité des institutions financières, de réduire l’aléa moral associé aux institutions financières d’importance systémique, de renforcer la supervision des hedge funds, des agences de notation, des pratiques de rémunérations et des dérivés de gré à gré, et de réaliser un ensemble unique de règles comptables de haute qualité au niveau mondial. Elle convient également d’élaborer, en tenant compte des circonstances propres à chaque pays et de ses options politiques, des principes sur la couverture des charges liées aux interventions publiques afin de réduire les prises de risques excessives. Quatrièmement, à propos de la réforme des institutions financières internationales. La réunion salue les résultats réalisés dans la réforme des droits de vote et des ressources financières à la Banque mondiale et propose une formule dynamique qui reflète l’évolution du poids économique des pays pour progresser à terme vers des droits de vote équitables. Elle demande au FMI d’achever sa réforme des quotas d’ici le Sommet de Séoul du G20 en novembre et d’opérer les autres réformes de la gouvernance. Elle convient de faire progresser les travaux sur les filets de sécurité financière globaux et appelle des efforts nationaux, régionaux et multilatéraux pour faire face à la volatilité des flux internationaux de capitaux et prévenir la contagion des crises. La partie chinoise a souligné à la réunion la nécessité, pour les pays désireux de sécuriser la reprise, de maintenir la soutenabilité et la stabilité de leurs politiques macroéconomiques, de choisir, avec prudence et selon leurs propres réalités nationales, le moment et la façon de lancer leurs stratégies de sortie, de prévenir et d’éliminer les risques budgétaires et inflationnistes tout en œuvrant à la croissance économique et de combattre le protectionnisme en matière de commerce et d’investissement en vue d’un développement sain de l’échange et de l’investissement internationaux. Elle a rappelé le devoir des pays développés de prendre des mesures effectives pour résoudre leurs problèmes internes, comme la croissance faible de l’économie et l’insoutenabilité des finances publiques, maintenir une stabilité relative des principales monnaies de réserve, réduire les fluctuations sur le marché financier international, et enfin, réaliser une croissance forte, durable et équilibrée de l’économie mondiale, et réaffirmé l’importance pour les pays en développement de stimuler la croissance à travers la réforme et l’ajustement structurel.
Le Directeur général Zhang Tao s’est exprimé sur l’importance que revêt le renforcement de la coopération au sein du G20 dans le contexte actuel et la position chinoise sur le renforcement de la régulation financière et la réforme du FMI : Les pays devront appliquer des politiques crédibles, favorables à la croissance, pour assurer la soutenabilité budgétaire, de manière différenciée et adaptée aux circonstances de chaque pays, promouvoir les réformes structurelles, accroître la demande domestique, stimuler la demande du secteur privé et rétablir la confiance du marché, des entreprises et des habitants, afin d’assurer une croissance forte, durable et équilibrée de l’économie mondiale. La Chine soutient les propositions du Conseil de Stabilité financière et d’autres organisations internationales sur l’intensification de la régulation financière, estimant que renforcer le cadre de gestion de la quantité du capital et de la liquidité des institutions financières permettra d’accroître la capacité d’affronter les risques. Elle juge nécessaire d’intensifier la supervision des agences de notation et d’explorer des modes efficaces pour réduire la dépendance des agences de notation extérieures. Elle appelle les pays à travailler de façon pragmatique pour faire avancer ensemble la réforme des quotas du FMI et tenir dans les délais prévus l’engagement politique des dirigeants du G20 de transférer au moins 5% de leurs quotas aux pays émergents et pays en développement. Elle soutient la réforme de la gouvernance et d’autres attributions du FMI.
Les responsables susmentionnés ont aussi répondu aux questions des journalistes portant sur le rôle de coordination du G20 dans les actions entreprises par les pays contre la crise financière internationale, l’impact de la crise de la dette souveraine européenne sur les politiques économiques chinoises et l’intensification de la consolidation budgétaire.
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