| INTERVIEW ECRITE DU PRESIDENT HU JINTAO ACCORDEE À LA PRESSE COREENNE |
| 2010-11-10 16:59 |
Q : Comment la Chine apprécie-t-elle le rôle des quatre sommets précédents du G20 dans la lutte contre la crise financière internationale ? Comment voit-elle l'avenir du sommet du G20 ? R : Le G20 est un mécanisme efficace pour la lutte de la communauté internationale contre la crise financière internationale de même que le forum principal pour la promotion de la coopération économique internationale. La naissance du sommet du G20 répond à la nécessité pour la communauté internationale de promouvoir ensemble le développement de l'économie mondiale et de relever les défis économiques et financiers. Il est donc dans l'intérêt de tous de faire jouer pleinement le rôle de ce mécanisme. Depuis novembre 2008, le sommet du G20 s'est tenu à quatre reprises et a joué, par l'adoption des mesures de lutte contre la crise financière internationale, un rôle important dans la promotion de la reprise économique mondiale, la stabilisation du marché financier international et le redressement de la confiance du public et des entreprises. Aujourd'hui, si l'économie mondiale redémarre petit à petit, cette reprise reste fragile, inégale et aux prises avec beaucoup d'incertitudes. Nous faisons encore face à de sérieux défis pour sortir de l'ombre de la crise et renouer avec la croissance. Le G20, principale plate-forme de la promotion de la coopération économique internationale, a la responsabilité de veiller au renforcement de la coordination des politiques macroéconomiques pour assurer une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale. Premièrement, il faut continuer à faire valoir l'esprit de solidarité. Il est particulièrement important pour les membres du G20 de développer leur partenariat mutuellement avantageux et gagnant-gagnant. Ils doivent continuer à renforcer la coordination de leurs politiques macroéconomiques et s'efforcer d'éliminer les facteurs entravant le développement économique mondial et de consolider la dynamique de la reprise. Deuxièmement, il faut honorer effectivement les engagements pris lors des précédents sommets. Une série de promesses ont été faites et beaucoup de mesures adoptées ont déjà donné des résultats. Dans les mois à venir, les membres du G20 devront œuvrer activement à concrétiser tous leurs engagements pour consolider et renforcer le rôle et l'influence du G20. Troisièmement, il faut créer un environnement favorable à la croissance économique mondiale. Les membres du G20 doivent affirmer leur opposition à toute forme de protectionnisme, renoncer aux politiques et mesures faisant obstacle au libre-échange et aux investissements, et créer de nouveaux pôles de croissance dans le processus de la globalisation économique. La Chine continuera à travailler en commun avec les différentes parties pour assurer le succès du sommet du G20. Q : Quel rôle la Chine et les autres membres du G20 doivent-ils jouer dans la promotion d'une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale ? Comment voyez-vous la coordination des politiques macroéconomiques entre les pays développés et les pays en développement ? R : En septembre 2009, les dirigeants du G20 ont décidé, lors du Sommet de Pittsburgh, d'instaurer un cadre de croissance forte, durable et équilibrée et de coordonner les politiques macroéconomiques des pays développés et des pays émergents. Depuis un an, grâce aux efforts communs des membres du G20 et de la communauté internationale, la tendance générale à la reprise économique du monde s'est confirmée et la période la plus difficile est déjà derrière nous. Cela prouve pleinement l'efficacité de la coordination des politiques macroéconomiques des membres du G20. Dans le cadre du G20, les pays développés et les pays émergents sont en train de dresser le bilan des expériences et d'élaborer des objectifs stratégiques clairs pour faire valoir leur complémentarité et réaliser le gagnant-gagnant, afin de contribuer à une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale. Pourtant, on doit être conscient du fait que les membres du G20 se trouvent à des stades et à des niveaux de développement économique différents. Seuls le plein respect des réalités nationales de chaque pays et la prise en compte des préoccupations de chacun permettront aux mesures et actions prises par le G20 dans la coordination des politiques macroéconomiques d'être vraiment efficaces. Je suis sûr que l'objectif d'une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale sera atteint, tant que les pays développés et les pays en développement continuent à affirmer leur partenariat de développement fait d'égalité, de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant. Q : Pendant les deux ans passés, à cause de la crise financière internationale, les principales économies du monde ont connu des difficultés alors que l'économie chinoise a maintenu une croissance régulière et relativement rapide. Comment appréciez-vous la contribution chinoise aux efforts de la communauté internationale pour la lutte contre la crise et la reprise de l'économie mondiale ? R : La crise financière internationale survenue il y a deux ans a eu aussi de lourdes conséquences sur l'économie chinoise. Face aux graves défis inattendus, la Chine a promptement réagi en élaborant et en appliquant intégralement un plan global de relance économique, dont 4 000 milliards de yuans RMB d'investissements supplémentaires, une politique budgétaire de relance et une politique monétaire relativement souple, des mesures d'allègement fiscal structurel ainsi qu'une série de politiques et de mesures visant à stimuler la consommation, notamment celle des ménages. Elle a ainsi réussi à freiner efficacement le ralentissement de la croissance économique. Depuis le début de cette année, face à une situation économique mondiale encore complexe et difficile, la Chine a renforcé et amélioré, de manière ciblée, son contrôle macroéconomique et accéléré la transformation du mode de développement et la restructuration économique. Ces efforts ont donné des résultats remarquables. Il faut dire que la stabilité et le développement économiques de la Chine, le plus grand pays en développement et une des principales économies du monde, constituent déjà une grande contribution à la reprise de l'économie mondiale. En même temps, la Chine a participé activement à la coopération internationale contre la crise. Lors du premier sommet du G20 tenu en novembre 2008 à Washington, elle a appelé les différents pays du monde à raffermir la confiance, à coopérer étroitement pour surmonter les épreuves et à adopter une approche globale, équilibrée, progressive et efficace pour réformer le système financier international. Ces propositions ont été hautement appréciées par la communauté internationale. Lors des précédents sommets du G20, la Chine a œuvré ensemble avec les différentes parties pour que le G20 devienne une plate-forme principale de la lutte contre la crise financière internationale et de la promotion de la coopération économique mondiale et que la réforme des institutions financières internationales donne des résultats substantiels. Faisant l'objet de fortes pressions, la Chine a maintenu la stabilité globale du taux de change du RMB et poursuivi de façon sûre la réforme du mécanisme de formation du taux de change de sa monnaie conformément aux principes d'autonomie, de contrôlabilité et de progressivité. De plus, elle a participé à l'augmentation du capital du Fond monétaire international (FMI) à hauteur de 50 milliards de dollars américains, pris part au programme de financement du commerce de la Société financière internationale (IFC), soutenu les opérations de financement des banques régionales de développement et prêté aux pays et régions concernés du soutien et des aides sous forme d'accord de SWAP, d'octroi de crédits, d'annulation de dettes et de réduction et d'exemption de droits douaniers. Les faits ont apporté la preuve de la contribution importante de la Chine à la reprise de l'économie mondiale. Actuellement, l'économie mondiale redémarre petit à petit, mais la fragilité et l'inégalité de cette reprise continuent à se faire sentir et les perspectives ne sont guère optimistes. Dans ce contexte, les différents pays doivent assumer effectivement leurs responsabilités, regarder courageusement en face leurs problèmes, poursuivre la coopération internationale et traiter adéquatement leurs divergences. La Chine fera tout son possible pour mener à bien ses propres affaires et refuse d'accuser les autres d'être responsables de ses problèmes. Elle continuera à travailler avec les autres membres du G20 dans un esprit de solidarité pour assurer le succès du Sommet de Séoul et promouvoir activement une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale. Q : Le Sommet de Séoul sera le premier sommet du G20 tenu dans un pays émergent et asiatique. Selon la Chine, comment pourra-t-il refléter les particularités des marchés émergents et de l'Asie ? R : Premier sommet du G20 tenu dans un pays émergent et asiatique, le Sommet de Séoul revêt une signification importante pour l'avenir du G20. La Chine est disposée à travailler avec les autres membres pour qu'il contribue à la concrétisation des acquis des sommets précédents, tout en marquant sa couleur asiatique et émergente. Le Sommet de Séoul doit surtout se pencher sur les questions suivantes : primo, mieux coordonner les politiques macroéconomiques dans un esprit de solidarité et de gagnant-gagnant et adresser un message positif de lutte solidaire du G20 contre les défis majeurs de l'économie mondiale, pour consolider la confiance du marché et la reprise de l'économie mondiale ; secundo, faire avancer la réforme du système financier international, renforcer la régulation du marché financier mondial et accroître la voix au chapitre et la représentation des pays émergents et des pays en développement au sein des institutions financières internationales ; tertio, corriger les inégalités de développement Nord-Sud et soutenir politiquement la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement ; quarto, lutter contre le protectionnisme et contribuer à la conclusion des négociations du cycle de Doha avec des résultats globaux et équilibrés et réaliser les objectifs de ce cycle de développement. Q : Ces derniers temps, la presse internationale prête une attention accrue aux relations entre la Chine et ses voisins asiatiques. Comment appréciez-vous l'état actuel de ces relations ? R : à l'heure actuelle, les relations entre la Chine et ses voisins asiatiques affichent, dans leur ensemble, une bonne dynamique de développement, marquée par des échanges de haut niveau fréquents et des partenariats de différentes formes. Grâce à leurs efforts associés, la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et ses voisins asiatiques ne cesse de se développer pour atteindre une profondeur et une ampleur sans précédent dans les domaines commercial, financier, technico-scientifique, culturel, des investissements, de la construction d'infrastructures et des échanges humains. La Chine et ses voisins se respectent et se soutiennent mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts vitaux respectifs, mènent une lutte solidaire contre la crise financière internationale, et œuvrent de concert et en étroite coordination pour régler les crises régionales. Nous travaillons dans un esprit d'entente et de concession mutuelle pour promouvoir la coopération régionale, tout en combattant dans la solidarité les grandes catastrophes naturelles. Attachée à son amitié traditionnelle avec ses voisins et fidèle à sa politique de bon voisinage et de partenariat, la Chine œuvre ensemble avec les pays de la région à promouvoir un environnement régional de paix, de stabilité, d'égalité, de confiance mutuelle et de coopération mutuellement bénéfique. Elle veille toujours à traiter et à régler de manière adéquate les divergences et différends avec les pays voisins par le biais de dialogue et de consultations. Quant aux problèmes et différends en suspens dans la région asiatique, la Chine conseille toujours des solutions pacifiques négociées et fait prévaloir l'esprit de solidarité et de coopération. J'ai la conviction qu'avec les efforts conjugués de tous les pays, l'Asie aura un plus bel avenir, marqué par la paix, la stabilité, le développement et la prospérité. Q : Cette année marque le 18e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la République de Corée. Comment appréciez-vous l'état actuel de leurs relations bilatérales ? Quelles sont vos attentes concernant l'avenir de ces relations ? R : La Chine et la République de Corée ont une proximité géographique et culturelle et une longue histoire d'échanges amicaux. L'établissement des relations diplomatiques en 1992 a inauguré un nouveau chapitre dans les annales du développement des relations bilatérales. Au cours des 18 ans écoulés, la coopération et les échanges bilatéraux ont connu un développement global et rapide, marqué par des visites de haut niveau fréquentes, l'approfondissement de la confiance stratégique mutuelle, l'intensification des liens économiques et commerciaux, la dynamique des échanges culturels et humains et le renforcement constant de la compréhension et de l'amitié entre les deux peuples. Dans les affaires internationales et régionales, les deux pays travaillent en étroite concertation et coordination et partagent des intérêts communs croissants. Je tiens à en exprimer toute ma satisfaction. La Chine et la République de Corée sont deux pays importants en Asie du Nord-Est. La consolidation et le développement de leurs relations correspondent aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples et profitent à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. Nous entendons travailler avec la République de Corée pour approfondir nos échanges et coopérations dans tous les domaines et porter sans cesse notre partenariat stratégique à de nouveaux paliers. R : Le G20 est un mécanisme efficace pour la lutte de la communauté internationale contre la crise financière internationale de même que le forum principal pour la promotion de la coopération économique internationale. La naissance du sommet du G20 répond à la nécessité pour la communauté internationale de promouvoir ensemble le développement de l'économie mondiale et de relever les défis économiques et financiers. Il est donc dans l'intérêt de tous de faire jouer pleinement le rôle de ce mécanisme. Depuis novembre 2008, le sommet du G20 s'est tenu à quatre reprises et a joué, par l'adoption des mesures de lutte contre la crise financière internationale, un rôle important dans la promotion de la reprise économique mondiale, la stabilisation du marché financier international et le redressement de la confiance du public et des entreprises. Aujourd'hui, si l'économie mondiale redémarre petit à petit, cette reprise reste fragile, inégale et aux prises avec beaucoup d'incertitudes. Nous faisons encore face à de sérieux défis pour sortir de l'ombre de la crise et renouer avec la croissance. Le G20, principale plate-forme de la promotion de la coopération économique internationale, a la responsabilité de veiller au renforcement de la coordination des politiques macroéconomiques pour assurer une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale. Premièrement, il faut continuer à faire valoir l'esprit de solidarité. Il est particulièrement important pour les membres du G20 de développer leur partenariat mutuellement avantageux et gagnant-gagnant. Ils doivent continuer à renforcer la coordination de leurs politiques macroéconomiques et s'efforcer d'éliminer les facteurs entravant le développement économique mondial et de consolider la dynamique de la reprise. Deuxièmement, il faut honorer effectivement les engagements pris lors des précédents sommets. Une série de promesses ont été faites et beaucoup de mesures adoptées ont déjà donné des résultats. Dans les mois à venir, les membres du G20 devront œuvrer activement à concrétiser tous leurs engagements pour consolider et renforcer le rôle et l'influence du G20. Troisièmement, il faut créer un environnement favorable à la croissance économique mondiale. Les membres du G20 doivent affirmer leur opposition à toute forme de protectionnisme, renoncer aux politiques et mesures faisant obstacle au libre-échange et aux investissements, et créer de nouveaux pôles de croissance dans le processus de la globalisation économique. La Chine continuera à travailler en commun avec les différentes parties pour assurer le succès du sommet du G20. Q : Quel rôle la Chine et les autres membres du G20 doivent-ils jouer dans la promotion d'une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale ? Comment voyez-vous la coordination des politiques macroéconomiques entre les pays développés et les pays en développement ? R : En septembre 2009, les dirigeants du G20 ont décidé, lors du Sommet de Pittsburgh, d'instaurer un cadre de croissance forte, durable et équilibrée et de coordonner les politiques macroéconomiques des pays développés et des pays émergents. Depuis un an, grâce aux efforts communs des membres du G20 et de la communauté internationale, la tendance générale à la reprise économique du monde s'est confirmée et la période la plus difficile est déjà derrière nous. Cela prouve pleinement l'efficacité de la coordination des politiques macroéconomiques des membres du G20. Dans le cadre du G20, les pays développés et les pays émergents sont en train de dresser le bilan des expériences et d'élaborer des objectifs stratégiques clairs pour faire valoir leur complémentarité et réaliser le gagnant-gagnant, afin de contribuer à une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale. Pourtant, on doit être conscient du fait que les membres du G20 se trouvent à des stades et à des niveaux de développement économique différents. Seuls le plein respect des réalités nationales de chaque pays et la prise en compte des préoccupations de chacun permettront aux mesures et actions prises par le G20 dans la coordination des politiques macroéconomiques d'être vraiment efficaces. Je suis sûr que l'objectif d'une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale sera atteint, tant que les pays développés et les pays en développement continuent à affirmer leur partenariat de développement fait d'égalité, de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant. Q : Pendant les deux ans passés, à cause de la crise financière internationale, les principales économies du monde ont connu des difficultés alors que l'économie chinoise a maintenu une croissance régulière et relativement rapide. Comment appréciez-vous la contribution chinoise aux efforts de la communauté internationale pour la lutte contre la crise et la reprise de l'économie mondiale ? R : La crise financière internationale survenue il y a deux ans a eu aussi de lourdes conséquences sur l'économie chinoise. Face aux graves défis inattendus, la Chine a promptement réagi en élaborant et en appliquant intégralement un plan global de relance économique, dont 4 000 milliards de yuans RMB d'investissements supplémentaires, une politique budgétaire de relance et une politique monétaire relativement souple, des mesures d'allègement fiscal structurel ainsi qu'une série de politiques et de mesures visant à stimuler la consommation, notamment celle des ménages. Elle a ainsi réussi à freiner efficacement le ralentissement de la croissance économique. Depuis le début de cette année, face à une situation économique mondiale encore complexe et difficile, la Chine a renforcé et amélioré, de manière ciblée, son contrôle macroéconomique et accéléré la transformation du mode de développement et la restructuration économique. Ces efforts ont donné des résultats remarquables. Il faut dire que la stabilité et le développement économiques de la Chine, le plus grand pays en développement et une des principales économies du monde, constituent déjà une grande contribution à la reprise de l'économie mondiale. En même temps, la Chine a participé activement à la coopération internationale contre la crise. Lors du premier sommet du G20 tenu en novembre 2008 à Washington, elle a appelé les différents pays du monde à raffermir la confiance, à coopérer étroitement pour surmonter les épreuves et à adopter une approche globale, équilibrée, progressive et efficace pour réformer le système financier international. Ces propositions ont été hautement appréciées par la communauté internationale. Lors des précédents sommets du G20, la Chine a œuvré ensemble avec les différentes parties pour que le G20 devienne une plate-forme principale de la lutte contre la crise financière internationale et de la promotion de la coopération économique mondiale et que la réforme des institutions financières internationales donne des résultats substantiels. Faisant l'objet de fortes pressions, la Chine a maintenu la stabilité globale du taux de change du RMB et poursuivi de façon sûre la réforme du mécanisme de formation du taux de change de sa monnaie conformément aux principes d'autonomie, de contrôlabilité et de progressivité. De plus, elle a participé à l'augmentation du capital du Fond monétaire international (FMI) à hauteur de 50 milliards de dollars américains, pris part au programme de financement du commerce de la Société financière internationale (IFC), soutenu les opérations de financement des banques régionales de développement et prêté aux pays et régions concernés du soutien et des aides sous forme d'accord de SWAP, d'octroi de crédits, d'annulation de dettes et de réduction et d'exemption de droits douaniers. Les faits ont apporté la preuve de la contribution importante de la Chine à la reprise de l'économie mondiale. Actuellement, l'économie mondiale redémarre petit à petit, mais la fragilité et l'inégalité de cette reprise continuent à se faire sentir et les perspectives ne sont guère optimistes. Dans ce contexte, les différents pays doivent assumer effectivement leurs responsabilités, regarder courageusement en face leurs problèmes, poursuivre la coopération internationale et traiter adéquatement leurs divergences. La Chine fera tout son possible pour mener à bien ses propres affaires et refuse d'accuser les autres d'être responsables de ses problèmes. Elle continuera à travailler avec les autres membres du G20 dans un esprit de solidarité pour assurer le succès du Sommet de Séoul et promouvoir activement une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale. Q : Le Sommet de Séoul sera le premier sommet du G20 tenu dans un pays émergent et asiatique. Selon la Chine, comment pourra-t-il refléter les particularités des marchés émergents et de l'Asie ? R : Premier sommet du G20 tenu dans un pays émergent et asiatique, le Sommet de Séoul revêt une signification importante pour l'avenir du G20. La Chine est disposée à travailler avec les autres membres pour qu'il contribue à la concrétisation des acquis des sommets précédents, tout en marquant sa couleur asiatique et émergente. Le Sommet de Séoul doit surtout se pencher sur les questions suivantes : primo, mieux coordonner les politiques macroéconomiques dans un esprit de solidarité et de gagnant-gagnant et adresser un message positif de lutte solidaire du G20 contre les défis majeurs de l'économie mondiale, pour consolider la confiance du marché et la reprise de l'économie mondiale ; secundo, faire avancer la réforme du système financier international, renforcer la régulation du marché financier mondial et accroître la voix au chapitre et la représentation des pays émergents et des pays en développement au sein des institutions financières internationales ; tertio, corriger les inégalités de développement Nord-Sud et soutenir politiquement la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement ; quarto, lutter contre le protectionnisme et contribuer à la conclusion des négociations du cycle de Doha avec des résultats globaux et équilibrés et réaliser les objectifs de ce cycle de développement. Q : Ces derniers temps, la presse internationale prête une attention accrue aux relations entre la Chine et ses voisins asiatiques. Comment appréciez-vous l'état actuel de ces relations ? R : à l'heure actuelle, les relations entre la Chine et ses voisins asiatiques affichent, dans leur ensemble, une bonne dynamique de développement, marquée par des échanges de haut niveau fréquents et des partenariats de différentes formes. Grâce à leurs efforts associés, la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et ses voisins asiatiques ne cesse de se développer pour atteindre une profondeur et une ampleur sans précédent dans les domaines commercial, financier, technico-scientifique, culturel, des investissements, de la construction d'infrastructures et des échanges humains. La Chine et ses voisins se respectent et se soutiennent mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts vitaux respectifs, mènent une lutte solidaire contre la crise financière internationale, et œuvrent de concert et en étroite coordination pour régler les crises régionales. Nous travaillons dans un esprit d'entente et de concession mutuelle pour promouvoir la coopération régionale, tout en combattant dans la solidarité les grandes catastrophes naturelles. Attachée à son amitié traditionnelle avec ses voisins et fidèle à sa politique de bon voisinage et de partenariat, la Chine œuvre ensemble avec les pays de la région à promouvoir un environnement régional de paix, de stabilité, d'égalité, de confiance mutuelle et de coopération mutuellement bénéfique. Elle veille toujours à traiter et à régler de manière adéquate les divergences et différends avec les pays voisins par le biais de dialogue et de consultations. Quant aux problèmes et différends en suspens dans la région asiatique, la Chine conseille toujours des solutions pacifiques négociées et fait prévaloir l'esprit de solidarité et de coopération. J'ai la conviction qu'avec les efforts conjugués de tous les pays, l'Asie aura un plus bel avenir, marqué par la paix, la stabilité, le développement et la prospérité. Q : Cette année marque le 18e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la République de Corée. Comment appréciez-vous l'état actuel de leurs relations bilatérales ? Quelles sont vos attentes concernant l'avenir de ces relations ? R : La Chine et la République de Corée ont une proximité géographique et culturelle et une longue histoire d'échanges amicaux. L'établissement des relations diplomatiques en 1992 a inauguré un nouveau chapitre dans les annales du développement des relations bilatérales. Au cours des 18 ans écoulés, la coopération et les échanges bilatéraux ont connu un développement global et rapide, marqué par des visites de haut niveau fréquentes, l'approfondissement de la confiance stratégique mutuelle, l'intensification des liens économiques et commerciaux, la dynamique des échanges culturels et humains et le renforcement constant de la compréhension et de l'amitié entre les deux peuples. Dans les affaires internationales et régionales, les deux pays travaillent en étroite concertation et coordination et partagent des intérêts communs croissants. Je tiens à en exprimer toute ma satisfaction. La Chine et la République de Corée sont deux pays importants en Asie du Nord-Est. La consolidation et le développement de leurs relations correspondent aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples et profitent à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. Nous entendons travailler avec la République de Corée pour approfondir nos échanges et coopérations dans tous les domaines et porter sans cesse notre partenariat stratégique à de nouveaux paliers. |