Le terrorisme, grand fléau public du monde
d’aujourd’hui, constitue une menace
sérieuse pour la paix, la sécurité et
l’ordre de la communauté internationale.
Depuis longtemps, notamment à partir des
années 1990, les forces du “Turkestan
oriental” à l’intérieur et à
l’extérieur de la Chine ont projeté et
organisé, afin de fonder un soi-disant “Etat du
Turkestan oriental”, un grand nombre d’actes
terroristes et violents tels que des explosions, des
assassinats, des incendies, des empoisonnements et des
attaques dans le Xinjiang en Chine et dans d’autres
pays, ce qui porte atteinte à la vie et aux biens de la
population de la Chine et à la stabilité sociale
et constitue une menace pour la sécurité et la
stabilité des pays et régions concernés.
D’où vient le problème du
“Turkestan oriental” et quelles sont les
activités terroristes organisées par les forces
terroristes du “Turkestan oriental”?
I
Le nom de
“Turkestan oriental” date de la fin du XIXe
siècle. La terminaison “-stan” signifie
“région” et “zone”. Le
“Turkestan oriental” n’est pas une notion
géographique pure mais un concept politique
imaginé par d’anciens colonialistes pour
démembrer la Chine.
Les Turcs
désignaient à l’origine une population
nomade de l’antiquité. Au Ve siècle, ils
vivaient dans les monts Altaï. Du milieu du VIe
siècle au milieu du VIIIe siècle, ils se
déplaçaient dans les steppes septentrionales de la
Chine et restaient en contacts divers avec les dynasties de
la Chine centrale allant des Wei de l’Ouest aux Sui et
Tang. En 552, les Turcs ont fondé un khanat dont le
territoire était très vaste à son
apogée. Sous les Sui et au début des Tang, les
Turcs constituaient une puissance dominant la Chine du Nord.
Plus tard, ils se sont divisés en deux parties,
orientale et occidentale, qui n’ont pas cessé de
se disputer le khanat. Au milieu du VIIIe siècle, les
deux khanats turcs ont disparu successivement et leurs
descendants se sont intégrés progressivement
à d’autres peuples. Après le XIe
siècle, les “Turcs” dans les documents
historiques étrangers ne désignent plus les Turcs
de l’antiquité mais comprennent tous les peuples
de langues turques de la famille altaïque. A la fin du
XIXe siècle, certains ont proposé de fonder un
pays pour regrouper tous les peuples de langues turques
entre le Bosphore et l’Altaï. Or, ce soi-disant
pays unifié de tous les Turcs n’a jamais
existé dans l’histoire.
Pour
séparer le Xinjiang de la Chine et le contrôler,
certains anciens colonialistes appellent le Xinjiang
“Turkestan oriental” (parallèlement, les
pays d’Asie centrale sont appelés
“Turkestan occidental”) et prétendent que
le Xinjiang est le foyer des “Turcs orientaux”.
Le Xinjiang fait partie de la Chine depuis 60
av. J.-C. où la dynastie des Han y a établi la
Préfecture des Contrées occidentales. Depuis lors,
le gouvernement central n’a jamais cessé son
administration dans le Xinjiang. A partir du début du
XXe siècle, une petite poignée de
sécessionnistes fervents du Xinjiang et
d’extrémistes religieux ont fabriqué, à
partir des paroles fallacieuses des anciens colonialistes,
une soi-disant théorie du “Turkestan
oriental”. Ils déclarent que “le Turkestan
oriental est un pays indépendant depuis
l’antiquité” et que sa population a une
histoire de 10 000 ans; ils proposent d’unir tous les
peuples de langues turques et islamiques pour fonder un pays
caractérisé par “l’union du temporel
et du spirituel”; ils rejettent l’histoire au
cours de laquelle les diverses ethnies de la Chine ont
créé ensemble une grande patrie et appellent
à “lutter contre tous les peuples autres que
turcs” et à éliminer les
“païens”.
Depuis la parution
de la théorie du “Turkestan oriental”, les
sécessionnistes de toutes sortes mènent des
activités et brandissent la bannière du
“Turkestan oriental” pour réaliser leur fol
espoir de fonder un “Etat du Turkestan
oriental”.
Du début du XXe
siècle à la fin des années 1940, les forces
du “Turkestan oriental” ont provoqué des
troubles à plusieurs reprises à
l’instigation des forces étrangères. En
novembre 1933, Sabit Damolla et quelques individus ont
fondé à Kashi (Kachgar) un soi-disant “Etat
islamique du Turkestan oriental”. Cette première
tentative des sécessionnistes de transformer la
théorie en pratique a rencontré l’opposition
de toutes les ethnies du Xinjiang et échoué en
l’espace de trois mois.
Depuis la
libération pacifique du Xinjiang, les diverses ethnies
ont lutté à l’unisson pour édifier
ensemble un beau foyer. La société est stable,
l’économie se développe sans cesse, la vie
de la population s’améliore rapidement, la
situation générale est bonne. Or, les forces du
“Turkestan oriental”, n’acceptant pas leur
échec et soutenus par les forces anti-chinoises
internationales, tentent de mener des activités de
sécession et de sabotage à l’encontre du
désir fondamental de toutes les ethnies de Chine.
Dans les années 1990, sous
l’influence de l’extrémisme, du
sécessionnisme et du terrorisme international,
certaines forces du “Turkestan oriental” à
l’intérieur et à l’extérieur du
territoire chinois ont commencé à mener des
activités de sécession et de sabotage au moyen des
violences terroristes. Certaines organisations du
“Turkestan oriental” déclarent ouvertement
vouloir atteindre le but de la sécession par les
violences terroristes. Dans les programmes de certaines
organisations telles que le “Parti islamique du
Turkestan oriental” et le “Parti
d’opposition du Turkestan oriental”
découverts par la police, il est clairement
indiqué qu’il faut “entreprendre la lutte
armée” et “provoquer toutes sortes
d’activités terroristes dans les quartiers à
forte densité de population”. Dans une de leurs
brochures intitulée “Notre indépendance
est-elle possible?”, il est déclaré sans
aucune dissimulation qu’il faut répandre par tous
les moyens une atmosphère de terreur dans les jardins
d’enfants, les hôpitaux et les écoles. Les
forces terroristes du “Turkestan oriental” ont
projeté et organisé un grand nombre
d’attentats terroristes et laissé un triste bilan
de cas sanglants.
II
Selon des statistiques, les forces terroristes
du “Turkestan oriental” à
l’intérieur et à l’extérieur du
territoire chinois ont provoqué, de 1990 à 2001,
plus de 200 actes terroristes et violents dans le Xinjiang
en Chine. 162 personnes, et parmi elles des habitants de
différentes ethnies, des cadres de base, des religieux,
ont trouvé la mort et plus de 440 ont été
blessées. Voici les principales activités
terroristes:
1. Faire exploser des
bombes
Tout comme la plupart des forces
terroristes du monde, celles du “Turkestan
oriental” se complaisent à créer une
atmosphère de terreur et à élargir leur
influence en provoquant des explosions qui tuent des gens du
peuple innocents.
Le 28 février 1991, une
organisation terroriste du “Turkestan oriental”
a provoqué une explosion dans une salle de projection
proche de la gare routière du district de Kuqa,
préfecture d’Aksu, au Xinjiang, causant un mort
et 13 blessés. Le même jour, des terroristes ont
posé, dans une boutique privée de ce district, une
bombe à retardement qui n’a pas explosé.
Le 5 février 1992, alors que les Chinois
de toutes les ethnies célébraient la Fête du
Printemps, une organisation terroriste a provoqué deux
explosions dans les autobus n° 52 et 30 à
Urümqi, chef-lieu du Xinjiang. Les deux actes ont fait
3 morts et 23 blessés et détruit deux autobus. Des
terroristes ont également posé, dans un
cinéma et dans un bâtiment d’habitation,
deux bombes à retardement qui ont été
découvertes avant l’explosion.
Du
17 juin au 5 septembre 1993, des organisations terroristes
du “Turkestan oriental” ont provoqué
successivement 10 explosions dans des magasins, des
marchés, des hôtels, des restaurants et des
établissements de culture des régions
méridionales du Xinjiang qui ont fait 2 morts et 36
blessés. L’explosion provoquée le 17 juin
dans le siège de la Société de machines
agricoles de la préfecture de Kashi a détruit un
bâtiment, tué 2 personnes et blessé 7 autres.
Celle provoquée le premier août dans la salle de
projection de la Société du commerce
extérieur du district de Shache, préfecture de
Kashi, a blessé 15 personnes. Celle provoquée le
19 août devant le Palais de la culture de Hotan a
blessé 6 personnes.
Le 25 février
1997, une organisation terroriste du “Turkestan
oriental” a provoqué de nouveau des explosions
à Urümqi, chef-lieu du Xinjiang, dans les autobus
n° 2, 10 et 44. Les trois autobus ont été
détruits, 9 personnes, appartenant aux Uygur, Hui,
Kirgiz et Han, ont trouvé la mort et 68 ont
été grièvement blessées.
Du 22 février au 30 mars 1998, une
organisation terroriste du “Turkestan oriental”
a provoqué successivement 6 explosions dans le district
de Yecheng, préfecture de Kashi. 3 personnes ont
été blessées et un conduit de gaz naturel a
été brisé provoquant un incendie, qui a
causé des dommages de 1 million de yuans.
Le 7 avril 1998 dans la matinée, une
organisation terroriste a provoqué successivement 8
explosions devant la fenêtre du responsable du bureau
de la sécurité publique du district de Yecheng,
devant la porte du vice-président de la Conférence
consultative politique du Peuple chinois du district de
Yecheng, devant celle du préfet adjoint de la
préfecture de Kashi, et en d’autres endroits. 8
personnes ont été blessées.
2. Commettre des meurtres
Pour saboter l’unité de la nation
et créer une atmosphère de terreur, les forces
terroristes visent non seulement les habitants han, mais
aussi les cadres, les habitants et les religieux patriotes
uygur et les assassinent en les traitant de
“païens”.
Le 24 août
1993, deux terroristes du “Turkestan oriental”
ont grièvement blessé Abliz Damolla, membre du
comité permanent de la Conférence consultative
politique du Peuple chinois du district de Yecheng à
Kashi et supérieur de la Grande Mosquée.
Le 22 mars 1996, deux terroristes masqués
armés ont fait irruption chez Hakim Sidiq Haji,
vice-président de l’Association islamique du
district de Xinhe à la préfecture d’Aksu et
supérieur adjoint d’une mosquée et
l’ont tué.
A l’aube du 29
avril 1996, une dizaine de terroristes armés de pied en
cape sont entrés dans le village de Qunas Kant du
canton d’Alaqagha au district de Kuqa et ont fait
irruption aux domiciles de Qavul Toqa, membre du Comité
national de la Conférence consultative politique du
Peuple chinois et représentant de
l’assemblée populaire de la Région autonome
uygur du Xinjiang, et dans ceux de trois cadres uygur de
l’unité de base locale. Ils ont provoqué un
acte terroriste sanglant, en usant d’explosifs, de
fusils et de couteaux: deux grenades lancées dans la
maison de Qavul Toqa ont grièvement blessé
celui-ci et sa femme; son frère Avul Toqa a
été tué de sept coups de couteau et la femme
de celui-ci a été tuée d’abord à
coups de couteau puis à coups de fusil; Anvar Qavul,
fils de Qavul Toqa, a été tué de neuf coups
de couteau et d’un coup de fusil à la tête;
la femme de celui-ci a été tuée de huit coups
de couteau et deux coups de fusil à la tête; Jarup
Muhammat, cadre du village, a été grièvement
blessé à coups de couteau.
Le 12 mai
1996, une organisation terroriste du “Turkestan
oriental” a comploté l’assassinat
d’Arunhan Aji, membre permanent de l’Association
islamique de Chine, vice-président de la
Conférence consultative politique du Peuple chinois du
Xinjiang et président de l’Association islamique
de Kashi. Ce matin-là, Arunhan Aji est allé, avec
son fils, faire la prière à la mosquée Aitga.
En cours de route, ils ont été attaqués par
surprise par quatre terroristes; lui a été
grièvement blessé de 21 coups de couteau, et son
fils, de 13 coups.
Le petit matin du 23 mars
1997, Tursun Turdi a fait irruption, à la tête
d’une bande de terroristes, chez Omarjan, responsable
de la région de défrichement Jinyinchuan de la
préfecture d’Aksu, et l’a tué avec sa
femme. A l’aube du 3 juillet de la même
année, cette bande de terroristes est entrée chez
Turdi Niyaz, cadre de village du canton de Bashereq au
district d’Awat et l’a assassiné avec sa
femme.
A l’aube du 6 novembre 1997, une
organisation terroriste ayant à sa tête Muhammat
Tursun a assassiné, sur ordre de l’organisation
du “Turkestan oriental” siégeant à
l’étranger, Yunus Sidiq Damolla, membre du
Comité national de la Conférence consultative
politique du Peuple chinois, membre de cette conférence
du Xinjiang, président de l’Association islamique
d’Aksu et supérieur de la mosquée du
district de Baicheng, qui se rendait à la mosquée.
Le 27 janvier 1998, cette bande de terroristes a tué
Abliz Haji, membre du comité permanent de la
Conférence consultative politique du Peuple chinois du
district de Yecheng et supérieur de la Grande
Mosquée du district, qui se rendait à la
mosquée.
Le 4 juin 1997, quatre
terroristes ont fait irruption chez Muhammat Rozi Muhammat,
cadre du village de Huangdi du canton d’Aqik au
district de Moyu, préfecture de Hotan et l’ont
tué de onze coups de couteau.
Le 23
août 1999, Yasin Muhammat a fait irruption, à la
tête d’une dizaine de terroristes, chez Hudaberdi
Tohti, commissaire politique du commissariat de police du
canton de Poskam dans le district de Zepu, préfecture
de Kashi, et a tué celui-ci et son fils; le commissaire
politique a reçu 38 coups de couteau et son fils, une
balle dans la tête. Après l’assassinat, les
terroristes ont mis le feu à la maison, et la femme du
commissaire a été grièvement
brûlée.
Le 3 février 2001, une
bande de terroristes a fait irruption chez Muhammatjan
Yaqup, cadre de la cour de justice du district de Shufu dans
la préfecture de Kashi et l’a tué de 38
coups de couteau.
3. Attaquer des
policiers et des organes gouvernementaux
Le 27
août 1996, six terroristes, vêtus d’uniforme
de camouflage, ont pris une voiture pour se rendre au
siège du gouvernement du canton de Jangilaski au
district de Yecheng; là, ils ont coupé les fils
téléphoniques et tué un chef adjoint du
canton et un policier de garde; puis ils sont entrés
dans un village de ce canton et ont enlevé trois
membres de l’équipe chargée de l’ordre
public et un gestionnaire de l’eau et les ont
tués dans un lieu désertique à 10 km du
village.
Le petit matin du 24 octobre 1999,
des terroristes, armés de fusils et de sabres, portant
des grenades et des bombes incendiaires, ont attaqué le
commissariat de police du canton de Saili dans le district
de Zepu. Ils ont assiégé le commissariat de
police, lancé des bombes incendiaires et des grenades
et tiré des coups de feu. Après leur entrée
dans le commissariat de police, ils ont tué à
coups de fusil un membre de l’équipe chargée
de l’ordre public et un criminel suspect détenu,
blessé un policier et un membre de l’équipe
chargée de l’ordre public, puis ils ont
incendié dix pièces du bâtiment, une jeep et
trois motos.
4. Provoquer des
empoisonnements et des incendies
Du 30 janvier
au 18 février 1998, des membres de
“l’Organisation de Libération du Turkestan
oriental” ont organisé 23 affaires
d’empoisonnement à Kashi qui ont causé un
mort et l’empoisonnement de quatre personnes et des
milliers de têtes de bétail dont un grand nombre a
trouvé la mort.
Le 23 mai 1998, des
membres de “l’Organisation de Libération du
Turkestan oriental”, qui avaient été
entraînés à l’étranger avant de
revenir sur le territoire chinois, ont provoqué 15
incendies en déposant plus de 40 dispositifs de
combustion au phosphore dans des endroits animés à
Urümqi comme le grand magasin Huadu, le marché
Daximen, le marché de toiles en gros à Hetanlu, le
marché en gros de l’Hôtel de la Longue
Marche, le marché de bois d’œuvre de
Hongshan, l’Hotêl d’Urümqi et la
Cité commerciale. Ils ont déclaré
qu’ils feraient d’Urümqi une mer de flammes
qui entraînerait une perte se chiffrant à des
millions, des centaines de millions de yuans. La
découverte et l’extinction des incendies à
temps ont permis d’éviter de graves dommages.
Le 11 octobre 1999, trois terroristes ont
déposé trois bombes à retardement dans des
tas de coton de la station d’achat de coton de la
compagnie de coton et de lin de la ville de Hotan;
l’une a explosé, consumant deux tonnes de coton,
et les deux autres ont été désamorcées
à temps.
5. Etablir des bases
d’entraînement clandestines, rassembler et
fabriquer des armes et des munitions
Pour
former des chevilles ouvrières et étendre leur
organisation, les forces terroristes du “Turkestan
oriental” ont établi des bases
d’entraînement clandestines au Xinjiang, en
particulier dans des régions isolées. En 1990, le
“Commando du Parti des Réformateurs
islamiques” a établi une base
d’entraînement dans un endroit isolé du
canton de Basheriq dans le district de Yecheng où il a
organisé trois stages et entraîné plus de 60
terroristes. Le programme d’entraînement comprend
l’enseignement des théories sur
l’extrémisme religieux et le terrorisme, les
techniques destinées à mener des activités
terroristes telles que l’explosion de bombes et
l’assassinat, et l’entraînement physique.
La plupart des stagiaires ont participé aux
activités terroristes telles que l’explosion de
bombes, l’assassinat et le pillage, qui ont eu lieu
entre 1991 et 1993 au Xinjiang.
En
février 1998, Hasan Mahsum, chef du “Mouvement
islamique du Turkestan oriental”, dont le siège
est à l’étranger, a envoyé des dizaines
de terroristes sur le territoire chinois. Ils ont
établi, au Xinjiang et dans le reste du pays, une
dizaine de bases d’entraînement et organisé
15 stages pour entraîner plus de 150 terroristes. En
dehors de ces bases plus ou moins regroupées, ils ont
créé également des centres
d’entraînement dispersés regroupant 3 à
5 personnes. Certains centres étaient aussi des
ateliers clandestins destinés à fabriquer des
armes, des munitions et des dispositifs d’explosif.
Dans la lutte contre les terroristes, la police du Xinjiang
a saisi un grand nombre de grenades à main, de
grenades, de détonateurs, de fusils et de munitions
dans les centres d’entraînement et dans les
ateliers clandestins.
Le 30 décembre
1999, la police du canton de Poskam dans le district de Zepu
a découvert un atelier souterrain des terroristes. Dans
cette cave de 3 m de long, sur 2 m de large, de 1,7 m de
haut et à une profondeur de 3 m, la police a saisi des
perforateurs, des soudeuses électriques et des plans
destinés à fabriquer des dispositifs
d’explosif et des grenades à main.
Le 25 février 2000, la police a
arrêté, au village n° 3 du canton de Kachung
au district de Shache, sept terroristes et a découvert
chez un terroriste un sous-sol et une galerie souterraine;
celle-ci longue de 7 m et haute de 2,5 m menait à un
sous-sol long de 12 m, large de 3,8 m et haut de 2 m; cette
salle souterraine était équipée
d’aérateurs et de canalisations. 38 grenades
à main, 22 détonateurs électriques, 18
dispositifs d’explosif, 17 kg de dynamite et une
vingtaine de tubes incendiaires ont été saisis
dans cette galerie souterraine.
En août
2001, lors d’une fouille chez un terroriste au village
de Seriqsoghet du canton de Uzun dans le district de Kuqa,
la police a découvert une galerie souterraine
d’une profondeur de 4 m et saisi des outils
destinés à fabriquer des armes et munitions et 61
dispositifs d’explosif.
6.
Fomenter des troubles et des émeutes et créer une
atmosphère de terreur
Pour créer une
atmosphère de terreur et étendre leur influence
politique, les forces terroristes du “Turkestan
oriental” ont fomenté à plusieurs reprises
des troubles et des émeutes. Ils ont mené des
activités terroristes en frappant et tuant des gens, en
provoquant des incendies et en se livrant au pillage; tout
cela a porté gravement atteinte à la
stabilité sociale, à la vie et aux biens du
peuple.
Le 5 avril 1990, sur
l’instigation du “Parti islamique du Turkestan
oriental”, une bande de terroristes a provoqué un
acte terroriste dans le canton de Barin, district
d’Akto, au Xinjiang. Ils ont préconisé
ouvertement la “guerre sainte” et
“l’élimination des païens” et
poussé des clameurs frénétiques en disant
vouloir fonder la “République du Turkestan
oriental”. Les terroristes ont enlevé dix
personnes comme otages, en menaçant le gouvernement.
Ils ont fait sauter deux véhicules sur une route à
grande circulation et tué six policiers. Ils ont
tiré, avec des mitraillettes et des pistolets, sur le
personnel de l’organisme gouvernemental qu’ils
assiégeaient, et lancé des charges explosives et
des grenades.
Du 5 au 8 février 1997, le
“Parti d’Allah du Turkestan oriental
islamique” et d’autres organisations terroristes
ont organisé, manigancé et provoqué une
émeute à Yining. Les terroristes ont crié des
mots d’ordre comme “Fondons un royaume
islamique”, attaqué des habitants, détruit
des magasins, incendié et écrasé des
voitures. Le bilan de cette émeute a été
très lourd: 7 morts et 200 blessés; 30 voitures
ont été endommagées et deux habitations
civiles, incendiées. Alors qu’il regagnait sa
maison, un jeune couple a été attaqué: la
femme a été tuée, le visage déformé
par un couteau et le mari grièvement blessé à
coups de poing et de pied. Un travailleur de la maison
culturelle du canton a été tué à coups
de couteau par les terroristes, puis a été
jeté au feu.
Outre les violences
terroristes menées sur le territoire chinois, les
forces terroristes du “Turkestan oriental” ont
provoqué de violents incidents à
l’étranger.
En mars 1997, des
terroristes du “Turkestan oriental” ont
lancé une attaque et tiré sur l’ambassade de
Chine en Turquie, attaqué le consulat général
de Chine à Istanbul et incendié le drapeau
national suspendu au bâtiment du consulat.
Le 5 mars 1998, une organisation terroriste du
“Turkestan oriental” a organisé,
comploté et provoqué un acte terroriste en faisant
exploser le consulat général de Chine à
Istanbul en Turquie.
En mars 2000, Nighmet
Bosakof, président de la “Ligue de la Jeunesse
uygur” du Kirghizistan, a été assassiné
sur le seuil de sa maison par des membres de
“l’Organisation de Libération du Turkestan
oriental” parce qu’il avait refusé de
coopérer avec cette organisation.
En mai
2000, pour collecter des fonds, des membres de
“l’Organisation de Libération uygur”
résidant à l’étranger ont enlevé
un commerçant du Xinjiang en exigeant une rançon
de 100 000 dollars et tué son neveu; ils ont ensuite
incendié un magasin d’articles chinois à
Bichkek. Le 25 mai, dans un incident manigancé et
provoqué par les terroristes, une équipe de
travail chargée de résoudre des affaires
d’incendie et d’enlèvement au Kirghizistan,
envoyée par le gouvernement populaire du Xinjiang, a
été attaquée, ce qui a fait un mort et deux
blessés. Après l’assassinat, les criminels
se sont enfuis au Kazakhstan. En septembre de la même
année, ces mêmes terroristes ont assassiné,
à Alma-Ata, deux policiers du Kazakhstan chargés
d’une mission d’enquête.
Tous
ces faits sanglants irréfutables prouvent que les
forces du “Turkestan oriental” sont des
organisations terroristes qui tuent les innocents et nuisent
à la société au moyen d’actions
violentes dans le but de scinder la Chine.
III
Un grand nombre de
preuves viennent confirmer que la plupart des attentats
terroristes survenus sur le territoire du Xinjiang ont
été manigancés et dirigés directement
par les organisations du “Turkestan oriental”
à l’étranger et perpétrés par une
poignée de gens à l’intérieur du pays.
En mai 1998, l’“Organisation de
Libération du Turkestan oriental” siégeant
à l’étranger a envoyé des gens au
Xinjiang pour diriger et provoquer directement 15 incendies
dans la ville d’Urümqi.
En
février 1998, plusieurs dizaines de membres du
“Mouvement islamique du Turkestan oriental”
siégeant à l’étranger après avoir
suivi spécialement un entraînement sur les
explosifs en Afghanistan, se sont infiltrés dans le
Xinjiang et les différentes provinces et villes du pays
intérieur pour établir 15 centres
d’entraînement secrets dans le but
d’apprendre la technique des explosifs à 150
terroristes venant de différentes régions.
D’après la formule fournie par des pays
étrangers, ils ont acheté une grande quantité
de matières premières chimiques et fabriqué
secrètement de la dynamite et des dispositifs
d’explosif. En septembre 1998, la police du Xinjiang a
saisi, en une seule fois, dans un entrepôt de la gare
nord d’Urümqi, plus de 300 caisses de
matières premières chimiques destinées à
la fabrication des explosifs, environ une vingtaine de
variétés et plus de 6 tonnes de produits.
En 1998, Hogaxim Qasim du district de Hotan,
Muhammatjan Huxir de la ville de Bole au Xinjiang, et
d’autres sont allés en Afghanistan pour faire
partie des Moudjahids, organisation terroriste du
“Turkestan oriental”. Ils ont subi un
entraînement terroriste comportant le tir,
l’explosion de bombes, l’assassinat, etc. En
décembre de la même année, ils ont
été renvoyés secrètement au Xinjiang
pour créer des organisations, recruter de nouveaux
membres, réunir des fonds, rassembler des armes et
munitions et organiser des activités violentes et
terroristes.
En 1999, organisés et
incités par les terroristes du “Mouvement
islamique du Turkestan oriental” à
l’étranger, des terroristes de la région de
Hotan au Xinjiang ont créé une organisation
clandestine, établi plusieurs dizaines de centres
d’entraînement et d’ateliers de fabrication
d’explosifs secrets dans 7 districts et villes de la
région de Hotan et fabriqué une grande
quantité d’armes et munitions. Plus de 4 500
grenades à main, 98 fusils et des outils destinés
à la fabrication de fusils et d’explosifs ont
été saisis par la police.
En
collusion avec des forces extérieures, les terroristes
du “Turkestan oriental” ont fait de la
contrebande et transporté illégalement des armes
en Chine pour armer leurs membres. Le 6 avril 1998, la
douane et le département d’inspection des
frontières ont découvert, dans le port de Qorghas,
un cas de transport illégal des armes et saisi, dans un
conteneur de laine, 6 pistolets militaires, 1 mitraillette
pliante, 19 000 balles et 90 grenades à main.
D’après les aveux des criminels, ils ont agi sous
la direction du “Comité international du
Turkestan oriental” et de l’“Organisation
de Libération du Turkestan oriental”
siégeant à l’étranger. Ils avaient
transporté illégalement des armes et munitions en
Chine à 17 reprises.
Les terroristes du
“Turkestan oriental” maintiennent des liens
étroits avec les forces terroristes internationales.
L’organisation du “Turkestan
oriental” qui mène des activités en Asie du
Sud a bénéficié non seulement d’un
soutien énergique de Ben Laden, mais c’est aussi
un élément important des forces terroristes de Ben
Laden. Le “Mouvement islamique du Turkestan
oriental” ayant à sa tête Hasan Mahsum a
été établi et dirigé par Ben Laden.
Depuis la fondation de ce mouvement, Ben Laden a
discuté maintes fois avec les dirigeants des
organisations terroristes de l’Asie centrale et de
l’Asie occidentale pour aider les forces terroristes
du “Turkestan oriental” à entreprendre une
“guerre sainte” dans le Xinjiang afin
d’ériger cette région en pays islamique
unissant le temporel et le spirituel.
Les
forces terroristes de Ben Laden ont fourni une importante
aide financière et matérielle à celles du
“Turkestan oriental”. Au début de 1999, Ben
Laden a rencontré les chefs du “Mouvement
islamique du Turkestan oriental”. Tout en promettant
de leur fournir une aide financière, il leur a
demandé que toutes leurs opérations
s’accordent bien avec celles du “Mouvement
islamique de Libération d’Ouzbékistan”
et des Talibans. En février 2001, les forces
terroristes de Ben Laden et les officiers des Talibans ont
procédé, à Kandahar, à un échange
de vues sur le problème de l’entraînement
des terroristes du “Turkestan oriental”. Ils ont
décidé d’allouer une somme énorme
destinée à l’entraînement des
terroristes du “Turkestan oriental” et promis de
prendre en charge leurs dépenses d’activités
de l’an 2001. Les forces terroristes de Ben Laden, des
Talibans et du “Mouvement islamique de Libération
d’Ouzbékistan” ont également fourni
une grande quantité d’armes et munitions, de
moyens de transport et d’équipements de
télécommunication aux terroristes du
“Turkestan oriental”.
Les forces
terroristes de Ben Laden ont entraîné directement
des terroristes du “Turkestan oriental”. Hasan
Mahsum a cherché, sur le territoire chinois et à
l’étranger, des criminels, des extrémistes
religieux et des séparatistes et les a envoyés
dans les camps d’entraînement terroristes de Ben
Laden en Afghanistan pour les entraîner. Les camps de
Kandahar, de Mazar-i-Sharif, etc., ont tous
entraîné des terroristes du “Turkestan
oriental”. Après l’entraînement, les
principaux éléments des forces terroristes du
“Turkestan oriental” ont été
envoyés secrètement sur le territoire chinois pour
développer des organisations terroristes, manigancer et
se livrer à des activités terroristes. Certains
ont fait partie de l’armée des Talibans
d’Afghanistan, d’autres ont participé aux
activités des forces terroristes tchétchènes
en Russie et d’autres, aux activités terroristes
de l’Asie centrale. En août 1999, des terroristes
du “Turkestan oriental” ont envahi la partie sud
du Kirghizistan et enlevé 4 scientifiques japonais et
des officiers supérieurs des forces armées de
l’Intérieur de Kirghizistan. En août 2000,
ils ont participé à des activités terroristes
visant à envahir l’Ouzbékistan et la
région montagneuse au sud de Kirghizistan et à
attaquer par surprise l’armée du gouvernement
local.
Les attentats à l’explosif
et les assassinats survenus dans le Xinjiang ces
dernières années se rapportent pour la plupart
à ces organisations terroristes. A l’heure
actuelle, la police chinoise a arrêté une centaine
de terroristes qui s’étaient infiltrés dans
le Xinjiang après avoir suivi un entraînement dans
les camps d’Afghanistan et d’autres pays. La
police des pays concernés a livré aussi une
dizaine de terroristes du “Turkestan oriental”
au gouvernement chinois.
Après
l’attentat du 11 septembre survenu aux Etats-Unis, la
coopération internationale contre le terrorisme
s’avère de plus en plus nécessaire. Les
forces du “Turkestan oriental” fortement
imprégnées de terrorisme se trouvent dans une
situation embarrassante. D’une part, elles regrettent
vivement que les forces terroristes de Ben Laden et les
camps d’entraînement terroriste des Talibans
soient détruits par des missiles américains, et
d’autre part, elles sont obligées de montrer
activement leur soutien à l’attaque militaire des
Etats-Unis afin d’essayer de garder leurs distances
avec les forces terroristes de Ben Laden. Pour cacher leur
appartenance au terrorisme et leur nature
d’organisation terroriste, elles ont demandé
à leurs membres de ne pas tenir momentanément des
propos exagérés et d’éviter
d’être reliés aux organisations terroristes
par les gouvernements des pays résidents. Les
organisations terroristes de l’Asie du Sud ont
prêté une attention particulière au mouvement
stratégique déplaçant leurs membres de
l’Afghanistan vers l’Asie du Sud, l’Asie
centrale ou les régions du Moyen-Orient dans le but de
conserver des forces. En même temps, les forces
terroristes du “Turkestan oriental” ont
déclenché une offensive pour se protéger.
Elles ont brandi la bannière de sauvegarde des
“droits de l’Homme”, de la
“liberté religieuse” et des
“intérêts des ethnies minoritaires”
et, dans le but de semer la confusion, tromper
l’opinion internationale et se soustraire à
l’attaque anti-terroriste internatioanle, inventé
des propos mensongers disant que “le gouvernement
chinois profitait de l’occasion pour attaquer les
ethnies minoritaires”.
IV
Afin de parvenir à la scission de la
Chine, une poignée de forces terroristes du
“Turkestan oriental” à
l’intérieur et à l’extérieur de
la Chine ont entrepris, ces dernières années, par
des actions terroristes et violentes, une série
d’activités de sabotage. Leurs actes rencontrent
tout naturellement une ferme opposition de la part des
différentes ethnies de Chine, y compris les Uygur du
Xinjiang. Pour protéger la vie, les biens et les
intérêts communs de la population des
différentes ethnies, maintenir la stabilité du
Xinjiang de Chine et des régions environnantes, et
sauvegarder l’unité du pays, la stabilité
sociale et l’édification de la modernisation, la
Chine a porté, en vertu de la loi, des coups rudes aux
activités subversives des forces terroristes du
“Turkestan oriental”. Notre attaque a pris pour
cible un tout petit nombre de principaux éléments
et de criminels qui avaient manigancé, dirigé et
participé aux attentats violents et terroristes. Pour
la majorité de ceux qui ont été dupés
pour participer aux activités des organisations
terroristes du “Turkestan oriental”, nous avons
adopté une attitude de persuasion et
d’éducation et nous espérons qu’ils
reviendront de leurs erreurs pour regagner le droit chemin.
Les différentes ethnies du Xinjiang possèdent une
glorieuse tradition d’amour de la patrie et de
sauvegarde de l’unité de la Chine.
L’islamisme est une religion d’amour de la paix.
Notre attaque contre les forces terroristes du
“Turkestan oriental” n’est pas
dirigée contre telle ethnie ou telle religion: elle est
dirigée contre les activités illégales et
criminelles pour mieux sauvegarder les intérêts
communs de la population des différentes ethnies et
assurer le fonctionnement normal des activités
religieuses. Notre politique a obtenu le soutien du peuple
chinois, y compris celui des différentes ethnies du
Xinjiang. Ces dernières années, la situation du
Xinjiang est stable; le peuple vit et travaille en paix; les
conditions de vie et de travail de la population des
différentes ethnies sont efficacement assurées.
Après l’attentat du 11 septembre,
les activités terroristes ont une mauvaise
réputation dans le monde. Dans le Xinjiang, les
terroristes du “Turkestan oriental”
n’osent pas se montrer en public pour le moment. La
situation du Xinjiang est stable, la vie et le travail des
gens normaux. Nous n’avons pas le besoin ni la
nécessité d’exercer une répression
quelconque en profitant d’une occasion quelconque. Les
organisations terroristes du “Turkestan
oriental”, en forgeant sans aucun scrupule des
mensonges, ont sûrement des objectifs inavoués.
Dans la Région autonome uygur du Xinjiang
de Chine est appliquée l’autonomie régionale
des ethnies: la politique ethnique et religieuse
d’égalité des ethnies et de liberté de
croyance est respectée totalement; les droits des
ethnies minoritaires et la liberté de croyance des
citoyens sont protégés. Avec l’aide
énergique de la population de tout le pays et
grâce aux efforts communs des différentes ethnies
du Xinjiang, des succès remarquables ont été
obtenus dans cette région. Le peuple des
différentes ethnies, les différentes religions,
les croyants et les non-croyants se respectent mutuellement,
se traitent sur un pied d’égalité, vivent en
bonne intelligence et se développent en commun. La
prospérité règne sur le territoire du
Xinjiang. Une petite poignée de forces terroristes du
“Turkestan oriental” subsistant à
l’intérieur et à l’extérieur de
la Chine ne peut absolument pas influer sur la
réalité du Xinjiang où la situation est
stable, les ethnies sont unies, les services sociaux font
des progrès sans cesse et la vie de la population
s’améliore sans arrêt.
Le
gouvernement chinois s’oppose à toutes formes de
terrorisme et aux attitudes ambivalentes concernant le
problème du terrorisme. Toute forme d’indulgence
envers les forces terroristes du “Turkestan
oriental” ne portera pas atteinte seulement à la
Chine et au peuple chinois. Aujourd’hui, la
société mondiale a une connaissance de plus en
plus profonde sur les dégâts du terrorisme. Nous
espérons que les habitants du monde entier qui aiment
la paix sauront reconnaître, sans distinction de
nationalités, de religions, de régions, de pays et
de différence de régime politique et social, la
nature des forces terroristes du “Turkestan
oriental” et les dommages qu’elles causent,
arracher leurs masques, attaquer en commun les
activités terroristes et violentes et ne laisser aucune
chance à ces forces de se manifester.
CIIC le 21 janvier
2002