La Chine souhaite sincèrement que tous les
pays, organisations et personnalités qui
s'intéressent aux droits de l'homme en Chine formulent
des suggestions et des critiques de bonne foi destinées
à favoriser le développement des droits de l'homme
en Chine, et elle s'oppose à toute tentative à
politiser le problème des droits de l'homme, ou à
tout acte destiné à s'ingérer, sous
prétexte des droits de l'homme, dans les affaires
intérieures de la Chine, à saboter la
stabilité sociale en Chine, à souiller la
réputation internationale et à entraver le
développement de la Chine, a déclaré un haut
fonctionnaire chinois ce jour à Beijing.
Zhao Qizheng, directeur du Bureau de
l'information du Conseil des affaires d'Etat, a tenu ces
propos ce dimanche lors d'une interview accordée aux
journalistes à l'occasion de la parution du premier
numéro de la revue "les Droits de l'homme" de
Chine. La revue concernée est la première du
genre, spécialisée dans le domaine de droits de
l'homme en Chine, éditée par la Société
des droits de l'homme de Chine.
Selon Zhao, la
Chine et l'Occident ont réellement de grandes
divergences de vue sur le problème des droits de
l'homme. Depuis 1990, les Etats-Unis et certains pays
occidentaux ont soulevé, dix fois de suite, des projets
de résolution antichinoise au sein de la Commission des
droits de l'homme de l'ONU. Mais, chaque fois, ils ont connu
l'échec. Cependant, ils n'ont toujours pas
abandonné leur tentative. Cela signifie que la Chine
d'une part et les Etats-Unis et certains pays occidentaux de
l'autre ont de grandes contradictions et des divergences de
vue en matière de droits de l'homme.
Selon Zhao, ces divergences de vue peuvent
être classées dans deux catégories, l'une est
divergence dans la reconnaissance des faits et l'autre dans
la conception des droits de l'homme.
Zhao a
cité des exemples. Selon lui, certains Occidentaux
estiment que l'économie chinoise s'est beaucoup
développée au cours de ces 20 dernières
années. Mais la Chine pratique toujours le régime
socialiste sous la direction du Parti communiste chinois.
Aux yeux de ces Occidentaux, la politique en Chine n'est pas
démocratique, la législation n'est pas parfaite et
la situation des droits de l'homme marche en arrière.
"Nous estimons que certes, il y a
beaucoup à améliorer dans beaucoup de domaines en
ce qui concerne la situation des droits de l'homme en Chine.
Mais la période de 20 ans après le début de
la réforme et de l'ouverture du pays vers
l'extérieur est une période où il y a eu le
plus grand développement des droits de l'homme en
Chine. Cela s'appréhende non seulement dans
l'amélioration des droits d'existence, de
développement, des droits économiques, sociaux et
culturels du peuple, mais aussi dans le renforcement de
l'édification de la législation et de la
démocratie et dans l'élargissement et la
sauvegarde des droits des citoyens et des droits
politiques", a ajouté Zhao.
Ce
dernier a insisté que l'amélioration de la
situation des droits de l'homme en Chine est une cause
répondant aux intérêts fondamentaux du peuple
chinois. "C'est aussi un important objectif du
développement intégral de la société
pour lequel le gouvernement et le peuple chinois veulent
fournir des efforts inlassables.
Il a
également dit que normal est le fait qu'il y a des
divergences de vue entre la Chine et les Etats-Unis et
certains pays occidentaux puisque leurs histoire, culture,
religion, régime politique, développement
économique et idéologie sont différents.
Cependant, ces divergences ne doivent pas constituer des
arguments pour confrontation ou des obstacles pour la
communication.
Selon Zhao, la solution aux
divergences ne doit pas être l'élargissement de
ces divergences, mais la réduction de ces
dernières. Les deux parties doivent, sur la base
d'égal à égal et de respect mutuel, se
réunir autour de la table pour se consulter et une
partie ne doit pas non plus imposer sa volonté à
l'autre partie.
Ces dernières
années, la Chine a mené des dialogues en
matière des droits de l'homme avec les Etats-Unis,
l'Union européenne, le Canada, l'Australie et d'autres
pays occidentaux. Cela a permis de jouer un rôle
positif dans l'accroissement de la compréhension
mutuelle et le renforcement de la coopération.
Zhao a insisté: "je ne suis pas
d'accord pour un seul critère des droits de
l'homme". Cependant, a-t-il dit, "l'objectif
général recherché par tous les pays pour les
droits de l'homme doit être le même".
"L'objectif fondamental, l'idéal et
le contenu des droits de l'homme doivent être communs
mais les différents pays sous différentes phases
de développement peuvent appliquer modalités,
méthodes et modèles différents pour
réaliser l'application de ces droits. D'ailleurs, les
points de vue et les compréhensions des gens sur la
garantie des droits de l'homme ont aussi des
différences.
Zhao a estimé qu'aucun
pays dans le monde ne peut prétendre que la situation
des droits de l'homme sur son sol soit parfait. "Dans
tous les pays, le problème des droits de l'homme existe
à des degrés divers et sous différentes
formes", a signalé Zhao Qizheng.